L’auto-sabotage ou l’art de se couper l’herbe sous le pied

par | Déc 14, 2018 | Kinésiologie

As-tu déjà eu l’impression d’être ton pire ennemi ? As-tu déjà été en colère contre toi-même après un échec ?

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L’auto-sabotage, qu’est-ce que c’est ?

Comme son nom l’indique, c’est la capacité qu’a l’humain à se mettre lui-même des bâtons dans les roues. Ça peut-être un phénomène conscient. Par exemple, vous faites une belle rencontre. Cette personne vous écrit son numéro sur un papier. Mais une petite voix dans votre tête vous dit « laisse tomber, il/elle est trop bien pour toi », « tu ne seras jamais à la hauteur », « pas la peine d’y aller, tu vas te faire larguer en moins de deux ». Alors vous mettez le papier à la poubelle. C’est aussi et souvent un mécanisme inconscient. Imaginons Paul, garçon sérieux mais qui manque de confiance en lui. Il a été remarqué par un chasseur de tête qui lui propose un entretien pour un poste plus intéressant que le sien. La vieille de l’entretien, Paul se retrouve cloué au lit avec 40 de fièvre. Chez Paul, c’est la somatisation de ses peurs qui l’a empêché de se rendre à son rendez-vous. Lui pensera qu’il n’a pas eu de chance. En réalité, c’est bien lui qui s’est rendu malade à son insu. Cela peut également se matérialiser par ce que l’on appelle un acte manqué. Paul aurait tout aussi bien pu rater le bus, oublier son portable avec l’adresse, se tromper sur l’heure… En définitive, l’auto-sabotage nous empêche d’aller jusqu’au bout d’un projet. La peur prend le dessus au dernier moment et fait tout capoter.

Qu’est-ce qui nous pousse à nous auto-saboter ?

L’auto-sabotage traduit un réel manque de confiance en soi. Lorsque l’on s’auto-sabote, on s’interdit l’accès à quelque chose que l’on croit ne pas mériter ou parce qu’on pense ne pas être à la hauteur pour l’obtenir. Dans ces moments là, notre petite voix intérieure nous manipule en nous soufflant des raisons très convaincantes pour nous éloigner de nos réalisations. C’est en fait notre système de croyances qui prend le dessus (je parle plus précisément du système de croyance ici). On peut ainsi se tenir ce genre de propos : « j’envie les entrepreneurs mais moi je n’aurai jamais le courage de me lancer à mon compte », « c’est génial de voyager seul(e) mais perso je serai incapable de le faire », « je ne suis pas assez intéressant(e), je vais finir seul(e) »… Ces croyances sont tellement ancrées dans notre inconscient que tout ce qui viendrait à les bousculer génère en nous un sentiment de peur. C’est ce phénomène qui explique la fameuse peur du changement. Changer, c’est bousculer ses certitudes et son mode de vie. C’est se confronter à l’inconnu. Et l’inconnu fait peur…

Voilà pourquoi nous avons tous croisé des personnes hyper successful qui n’ont pourtant pas de dons particuliers à part une grande confiance en elles. Elles n’ont ainsi pas froid aux yeux et osent entreprendre de grandes choses. À l’inverse, on a tous également connu des gens introvertis, très doués dans un domaine mais qui n’osaient pas en faire quelque chose à la hauteur de leur talent. Les premiers ont dû être bercés par des « tu es la plus beau/la plus belle », « tu es le plus fort/la plus forte », « tu iras loin dans la vie ». Ils ont donc nourri une estime d’eux suffisante pour être capable de surmonter leurs peurs. Les seconds ont dû entendre des choses moins glorieuses… Ils se laissent alors très facilement envahir par leurs croyances négatives, s’interdisant ainsi beaucoup de choses.

Pourquoi ai-je le sentiment de stagner ?

Le but de l’existence est de se dépasser. C’est tout l’intérêt du développement personnel. C’est ce qui explique l’engouement existant pour toutes les pratiques qui facilitent le changement. Mais même si vous n’êtes pas sensible à cette tendance, la vie elle-même va vous confrontez à vos peurs pour vous donner l’opportunité d’évoluer, de les dépasser. Tant que vous n’aurez pas « retenu » la leçon, le vie reviendra vous mettre à l’épreuve en vous proposant des choses en contradiction avec vos croyances. Si vous avez l’impression de toujours tout rater, si vous êtes convaincu(e) que vous n’avez pas de chance, si vous vous comparez souvent aux autres en ayant le sentiment que tout est plus facile pour eux, c’est le signe que vous êtes dans un état d’esprit négatif. Il est temps de vous prendre en main pour changer votre mode de penser et attirer des choses positives.

Comment stopper sa tendance à l’auto-sabotage ?

Si vous ne souhaitez pas faire vous faire accompagner dans le changement, vous pouvez essayer ceci. Mettez-vous en position d’observateur. Analysez les justifications et les excuses que fomente votre esprit lorsque vous êtes dans une situation qui génère chez vous du doute ou du stress. N’hésitez pas à noter ce que vous vous dîtes dans ces moments là. Faites une liste de vos croyances (« je n’y arriverai pas », « je n’en suis pas capable », « ça ne va pas plaire à mes parents », « que vont en penser les autres? »…). Prenez conscience que toutes ses justifications ne sont qu’une vue de votre esprit. Ce sont des saboteurs déguisés en raisons logiques et très élaborées pour vous convaincre de ne pas oser. En prenant conscience de la vaste blague jouée par le mental, il sera plus facile d’en prendre le contre-pied.

Mais pour être tout à fait honnête, modifier seul son système de croyances est complexe. En effet, les croyances se construisent depuis le plus jeune âge. Elles sont de plus entretenues par un système d’auto-alimentation qui fonctionne ainsi : la peur de l’échec conduit à l’échec et l’expérience de l’échec qui en est issue renforce la peur d’échouer et les croyances du genre « je suis nul(le) », « je n’y arriverai pas »… On est donc face à un cercle vicieux qui demanderait une prise de conscience énorme pour en sortir seul(e). La dépression et le burn-out sont des formes d’alarmes pour dire « stop, tu n’es vraiment pas sur la bonne voie, utilise le manque d’énergie dont tu es victime pour favoriser la réflexion et non plus les actions stériles et les mauvais choix ». On remarque d’ailleurs très souvent un grand changement dans la vie de ceux qui ont expérimenté une dépression et qui s’en sont sortis. Contraints de se faire aider et de trouver des solutions pour s’en sortir, ils en parlent comme une épreuve salvatrice. Leurs nouveaux choix de vie sont d’avantage en phase avec leur vraie nature.

Mais avant d’en arriver à ce stade, analysez la situation. Avez-vous la sensation de vous trouver toujours de bonnes excuses pour pas aller au bout de vos projets ? Avez-vous de nombreux regrets par rapport aux choix que vous avez fait ? Si c’est le cas, ne perdez plus de temps. Ne laissez plus votre cerveau vous berner et saboter tous vos projets. Prenez-vous en main. Choisissez la méthode qui vous semble la plus adaptée mais faites-vous accompagner. Prendre conscience de ses limites et se faire aider n’est pas un signe de faiblesse. C’est au contraire une démarche qui vous permettra de vibrer sur un mode positif, celui du changement et du renouveau.

Et en kinésiologie ?

Dans mon école de kinésiologie, nous avons un stage entièrement dédié aux saboteurs. Le système de croyances a une grande importance dans la gestion de notre vie. Je tombe régulièrement sur ces corrections au cabinet notamment quand la personne vient parce qu’elle se cherche professionnellement. La kinésiologie fait donc partie des thérapies efficaces pour dire adieu à l’auto-sabotage.

 

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Sophie Chérif

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